Chapelle du Châtelet

Esprits de chapelles

La chapelle du Châtelet. Signe des temps.

Comme beaucoup de chapelles, ma construction en ces lieux est liée à un fait qui a marqué les mémoires.
Me concernant, ce n’est pas une catastrophe naturelle, mais une décision bien humaine : celle d’ensevelir sous les eaux du réservoir du nouveau barrage pas une, mais quatre chapelles et plusieurs hameaux. En mémoire aux chapelles submergées en 1952, j’arbore sur mon clocher leurs 4 cloches. Et leur poids sur mes épaules me rappelle chaque jour les responsabilités qui m’incombent.
J’ai cru un temps que les familles dépossédées de tout m’en tiendraient rigueur. Mais ce fut tout le contraire. Je fus accueillie avec une ferveur décuplée en 1959, et suis depuis un lieu de grande dévotion.

ObjetUn héritage culte

Comme toutes les dernières nées, j’ai hérité de mes ainées les affaires. Les éléments de mon autel et de mon retable appartenaient à la chapelle de Fornet, la plus âgée, déjà existante en 1417 et intitulée à l’Assomption de la Vierge et à Saint Joconde.
Elle fut restaurée au XVIIe siècle, après la grande peste en remerciement de la protection de la Vierge, puis reconstruite au XVIIIe plus grande et plus lumineuse. Mes statues de bois des saints Ours et Léger viennent des chapelles de Beauregard (érigée en 1891) et d’Usellières, fondée en 1638 et reconstruite en 1870.
Quant à mes tableaux, nombreux proviennent de l’église paroissiale. De la chapelle de St Leonard de Surier, née à la suite d’un voeu fait par un villageois en 1627, reconstruite en 1711 et agrandie en 1884, je n’ai eu que la cloche. C’est tout elle, elle n’a jamais su se taire.»

Chapelle du Châtelet
Loc. Le Châtelet
Lon. 7.031857°
Lat. 45.588945°
1786 M
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